Pourquoi s’engager ?
Une démarche éthique

Une démarche centrée sur le bien-être animal

En France, 80 % des animaux sont élevés selon des modes de production intensifs. L’élevage intensif se caractérise par :

  • une très forte concentration d’animaux au mètre carré (22 poulets par m², huit dindes par m², etc.) ;
  • une claustration permanente des animaux en bâtiment, voire en cage pour certaines productions (poules pondeuses, cailles, lapins…) ;
  • un environnement inadapté ne répondant pas aux besoins physiologiques et comportements les plus basiques des animaux (absence de litière ou litière dégradée, aucune stimulation, manque d’espace, modification des cycles naturels de reproduction, programmes d’éclairage artificiel…) ;
  • des pratiques mutilantes (castration à vif, ébourgeonnage, épointage du bec, dégriffage…) ;
  • des animaux sélectionnés génétiquement sur la seule base de la rentabilité et au détriment de leur bien-être. Par exemple, les vaches de la race Prim’Holstein ont été sélectionnées pour produire de grandes quantités de lait, au détriment d’autres fonctions (reproduction, réserves corporelles, etc.). Les conditions de production dans lesquelles les animaux sont placés pour assurer leur rentabilité les exposent davantage aux problèmes de santé que les races mixtes, plus robustes, mais moins rentables. De la même manière, les poulets et les dindes issus de souches à croissance rapide sont plus sujets aux problèmes locomoteurs.

Les pratiques de l’élevage intensif vont souvent de pair avec des transports d’animaux sur de longues distances et une mise à mort dans des abattoirs industriels, où les cadences sont élevées.

Un élevage de porcs sur caillebottis.

Etica apporte une solution

En refusant l’élevage intensif, les acteurs engagés dans la démarche Etica se positionnent contre les pires formes de souffrance infligées aux animaux puisqu’ils privilégient les modes de production à plus faibles densités, où les animaux disposent d’un environnement qui répond davantage à leurs besoins et permet l’expression de leurs comportements (accès à l’extérieur, perchoirs, litière…). Par ailleurs, la plupart des oiseaux (poulets, dindes…) élevés dans des exploitations plus extensives sont généralement issus de souches ou de races plus rustiques : étant plus robustes, ils bénéficient d’un développement plus harmonieux et ils seront abattus plus tardivement que les animaux provenant de souches à croissance rapide.

Par exemple, dans les élevages intensifs, les cochons sont détenus sur du béton où ils ne peuvent pas exprimer leurs instincts naturels de fouissage, faute de litière. A contrario, les élevages en plein air ou, a minima, les élevages sur paille, le permettent. Dans ces élevages, du fait de la présence d’une litière, il est moins fréquent que les cochons aient les dents meulées ou la queue coupée (contrairement aux exploitations intensives, où l’éleveur la sectionne – sans anesthésie, afin d’éviter que les cochons, s’ennuyant, ne mordent la queue de leur congénère jusqu’au sang).


Des approvisionnements respectueux des animaux, mais pas que !

L’élevage intensif nuit à l’environnement. Il est responsable de phénomènes de pollution des eaux et des sols : la prolifération des algues vertes en Bretagne en est l’exemple le plus connu. Une grande concentration d’animaux engendre également d’important rejets de Gaz à effets de serre (GES) dans l’atmosphère. À ce titre, n’oublions pas que l’élevage est responsable de 15 % des GES produits par l’activité humaine, soit bien plus que le carburant de l’ensemble des transports réunis !


Par ailleurs, en élevage intensif, les animaux reçoivent des quantités importantes d’antibiotiques. Ces derniers sont donnés à titre curatif ou préventif et entrent parfois directement dans la composition de la nourriture des animaux ! Ces substances favorisent les phénomènes d’antibiorésistance et peuvent donc avoir un effet concret et très inquiétant sur la santé humaine.


En privilégiant les approvisionnements issus d’élevages extensifs, vous inscrivez votre établissement dans une démarche citoyenne plus globale, qui va au-delà du respect de l’animal, puisqu’elle apporte une juste rémunération aux producteurs qui ont fait le choix de produire autrement. À l’heure où 50 % des agriculteurs perçoivent moins de 350 € par mois, il devient urgent de soutenir une agriculture éthique, plus respectueuse des animaux et de l’environnement, qui apporte un salaire décent à ses producteurs.

Un élevage de porcs en plein air.