La démarche
Foire aux questions

 À quoi m’oblige cette démarche ?

À rien de plus que de vous approvisionner en produits respectueux des animaux à hauteur de 25 %, 50 % ou 100 % selon l’échelon que vous avez déclaré dans notre formulaire, à fournir des preuves de la réalisation de votre engagement sur demande, et à accepter de rendre publique cette démarche.

 Comment vérifiez-vous que nous avons bien atteint les objectifs ?

Etica est une démarche basée sur la confiance. Nous ne réalisons pas d’audits. En revanche, les structures référencées sont tenues de pouvoir justifier leur engagement auprès de nos équipes et être en capacité de nous fournir des preuves d’achats sur simple demande, sous peine de se voir exclues de la démarche.

Est-ce payant ?

Non.

 Dois-je communiquer autour de ma démarche ?

En rejoignant Etica, vous acceptez que Welfarm puisse communiquer sur votre engagement, notamment sur son site Internet. Vous êtes également invités à poser une affichette (que nous vous fournissons) sur le lieu de restauration indiquant votre appartenance à cette démarche éthique.

Au-delà de ces actions, vous pouvez communiquer plus largement auprès de vos usagers ou de la presse locale, conformément au niveau 1-2 ou 3 déclaré sur notre site. Vous pouvez organiser une conférence de presse ou un petit évènement au lancement de la démarche par exemple. Nous pouvons également vous proposer une intervention sur la thématique du bien-être animal auprès de vos usagers si vous le souhaitez. Toute action de communication de votre part démontrera que votre structure répond aux attentes sociétales de manière pro active.

 Le bien-être animal c’est quoi ?

Le bien-être animal est défini scientifiquement par l’ANSES (l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation de l’environnement et du travail) comme « l’état mental et physique positif lié à la satisfaction des besoins physiologiques et comportementaux [de l’animal], ainsi que de ses attentes ». Cette définition officielle précise aussi que « cet état varie en fonction de la perception de la situation par l’animal ». Ainsi, au prisme de cette définition, il est possible d’analyser les différents systèmes d’élevage, afin de déterminer lesquels peuvent répondre aux besoins physiologiques et comportementaux des animaux, et lesquels leur portent atteinte. À titre d’exemple, les cochons domestiques ont conservé leur besoin de fouiller le sol avec le groin à la recherche de nourriture : dans les élevages intensifs, faute de litière à explorer ils ne peuvent satisfaire ce besoin élémentaire .

 J’ai inscrit explicitement la notion de « bien-être animal » dans l’appel d’offres lié à la passation de mon marché, mais les réponses des fournisseurs sont imprécises, comment faire ?

La notion de bien-être animal est souvent utilisée à mauvais escient par certaines exploitations agricoles ayant pourtant des pratiques intensives : nous vous invitons donc à être vigilants ! Pour vous accompagner dans votre processus de sélection, nous mettons à votre disposition un tableau avec une liste de critères indispensables à prendre en compte pour le bien-être des animaux et mettre plus d’éthique au menu !

  Je télécharge le tableau des produits

Nous restons évidemment à votre disposition pour vous accompagner lors de la rédaction de vos appels d’offres ou de la passation de votre marché.

  J’ai une question technique

 Les élevages que vous conseillez sont-ils vraiment plus respectueux des animaux ?

Les productions vers lesquelles nous orientons les acteurs de la restauration collective ont des pratiques « mieux-disantes », même si rien n’est parfait et nous en sommes conscients. À titre d’exemple, le cahier des charges porcin de l’agriculture biologique offre un environnement plus adapté aux besoins des cochons qui disposent ainsi de litière, a minima d’une courette extérieure et d’un plus grand espace par animal. Néanmoins, ces différents cahiers des charges autorisent (voire imposent, dans le cas du label Rouge) la castration des porcelets qui est à l’origine de douleurs importantes puisqu’elle est réalisée à vif. Malgré cela, en l’état actuel de la production et comparativement aux conditions d’élevage des cochons en agriculture conventionnelle, nous ne pouvons que recommander pour le moment de s’approvisionner en porc biologique ou en porcs fermiers label Rouge « porcs élevés en plein air » ou « en liberté ».

 Un approvisionnement local est-il synonyme de bien-être animal ?

Pas forcément ! En effet, c’est bien en France que 80 % des animaux sont détenus dans des conditions de production intensives… En revanche, l’avantage des approvisionnements locaux réside en la possibilité que vous avez de vous rendre directement sur le lieu de production, visiter l’élevage et interroger les producteurs sur leurs pratiques. C’est donc ce que nous vous conseillons !

 Que pensez-vous des plats végétariens ?

Etica est une démarche exclusivement tournée vers les approvisionnements en produits d’origine animale. Nous ne nous exprimons donc pas quant à l’instauration de menus végétariens, même s’il est évident que le développement des alternatives végétales en restauration s’inscrit dans la même démarche qu’Etica, puisque ces deux actions se rapprochent sur de multiples points (bénéfices pour les animaux, pour l’environnement, pour la santé des convives, etc.) Par ailleurs, le remplacement des protéines animales par des protéines végétales est financièrement intéressant et vous permettra ainsi de choisir des produits d’origine animale de meilleure qualité, bien que parfois plus onéreux. Enfin, rappelons que la loi Agriculture et alimentation oblige les établissements de restauration collective, depuis le 1er novembre 2019, à instaurer un menu végétarien un jour par semaine.

  Pour toute question concernant les approvisionnements, suivez ce lien ou bien contactez-nous !

 Est-il systématiquement plus cher de se fournir en produits respectueux des animaux ?

Globalement oui, et ce, pour une raison simple : nous ne payons pas aujourd’hui le juste prix de la viande. En effet, dans les élevages intensifs, les animaux sont élevés en grand nombre, avec de fortes densités et sont abattus jeunes, ce qui permet un coût de production faible. En s’approvisionnant en produits de qualité, les acteurs de la restauration collective paient un prix qui prend en compte les meilleures conditions d’élevage des animaux, et permet aux éleveurs de vivre plus dignement de leurs productions.

Nous sommes conscients que le prix du menu en restauration collective est important afin que tous les usagers, y compris les plus démunis, puissent y avoir accès.

Mais si s’approvisionner en produits de meilleure qualité et plus éthiques peut avoir pour conséquence une hausse des coûts d’approvisionnement en produits d’origine animale, cela ne signifie pas pour autant une hausse systématique du prix du menu pour les usagers. En effet, il est possible de lisser les coûts en économisant sur d’autres postes de dépenses, en luttant contre le gaspillage alimentaire et en privilégiant les protéines végétales en parallèle dans les assiettes. Des leviers existent, d’autres établissements l’ont fait, alors pourquoi pas vous ?

  Voir la carte des acteurs engagés

 Comment diminuer le prix des produits respectueux des animaux ?

Comme évoqué précédemment, il est difficile, et pas forcément souhaitable, de faire baisser le prix de la viande et des autres produits d’origine animale. En revanche, il est tout à fait possible d’actionner une série de leviers permettant de réaliser des gains en parallèle :

  • demander des aides ou des subventions pour votre démarche ;
  • profiter de certains programmes d’aides tels que Lait et fruits à l’école ;
  • lutter contre le gaspillage alimentaire via une série de mesures incitatives ;
  • développer la part de protéines végétales dans les menus.

Selon l’Ademe, le coût du gaspillage alimentaire est de 0,27 € par repas et pour 1 € investi dans une action de sensibilisation contre le gaspillage alimentaire 2 € se retrouvent économisés… De quoi faire des économies !